Portrait d'artiste : Olivier Gallien


Olivier Gallien est un artiste et photographe français qui, à travers l'écriture, l'image et la musique révèle une sensibilité créative dont le sujet de prédilection est la féminité, dans sa globalité.

Quel est ton parcours et comment es-tu devenu photographe ?

Je ne sais pas vraiment. Ça a toujours été là. Une sensibilité un peu trop exacerbée sûrement et une envie de sortir de choses, de créer. Que ce soit avec l’écriture, l’image, la musique. C’est une réponse un peu basique mais à vrai dire, je n’en ai pas vraiment d’autre. Je n’ai pas fait d’école, le cursus scolaire ça n’a jamais trop marché pour moi. Je suis allé vers ça naturellement.

Quel est ton premier souvenir artistique ?

Le tout premier, c’est difficile à dire. Ça se mélange un peu. Je dirais que c’est un souvenir un peu flou, un enchevêtrement entre « La Bande à Picsou », Jacques Brel, l’Ourson orphelin dans le film de J.Jacques Anneaux, « Le Déclic » de Manara, planqué dans l’armoire de mes parents, les albums de « Thorgal », des films comme « Les Canons de Navarone », « Last Action Hero », « Le bon, la brute et le truand ». Mon père qui chantait ( très mal ) « Colchique dans les prés » aussi.

Quels sont les univers qui t'inspirent aujourd’hui ? Et quels sont ceux qui ont fait partie de ton évolution en tant que photographe ?

Enormément de choses. Les recueils de poèmes de Marina Tsvetaïeva, « Le Ciel Brûle » notamment. Un bouquin qui m’accompagne en permanence. J’ai une passion absolue pour cette femme. Les romans de Mathias Enard, pour moi un des plus grands auteurs français contemporain. « My Absolut Darling », le premier roman de Gabriel Tallent est le dernier livre qui m’a donné envie de tout plaquer tellement il est brillant.

Beaucoup de films et de séries aussi. Je ne pourrais pas faire de liste définitive parce que je consomme énormément d’images et que c’est en constante évolution dans ma tête. Mais dernièrement j’ai notamment été frappé par la série « Sharp Object », la série « Fargo » aussi, que je trouve fabuleuse.

Le travail photographique de Ryan McGinley. Et au cinéma, pour ne pas être original « Parasite », la dernière Palme d’Or m’a mis une bonne claque.

Peux-tu nous décrire l’univers dans lequel s’inscrit ta démarche artistique ? 

Je photographie beaucoup les femmes. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai grandi dans un univers particulièrement masculin mais la féminité me passionne. C’est ce que j’essaie de rendre en photo généralement. La féminité au sens très large du terme qui peut vouloir dire tout et son inverse. La féminité à l’image d’une Marina Tsvetaïeva, pour revenir à la réponse précédente. Un femme forte, passionnée et libre, avec un courage incroyable malgré ou grâce à ses fêlures.

 

Quel est le ou les message(s) que tu souhaites véhiculer à travers tes créations aujourd’hui ?

Je n’ai pas de messages à faire passer. Si j’arrive à toucher quelqu’un, à faire naître une sensation quelle qu’elle soit chez une personne, ça me suffit. Même si c’est un rejet total, tant qu’il se passe quelque chose je suis content.

 

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