Portrait d'artiste : Marine pour Oak Gallery


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Marine Echavidre est une artiste-peintre française installée à Bordeaux depuis 6 ans. Elle lance Oak Gallery au même moment. Ses prints sont des collages numériques de différentes peintures, donnant vie à des formes abstraites, suggérant des émotions libres d’interprétation. Oak Gallery a créé Bliss en collaboration exclusive avec Pomelo, vendue uniquement sur pomeloparis.fr.

 

Quel est ton parcours et comment es-tu devenue artiste-peintre ?

J’ai toujours baigné dans un univers artistique, ma maman est artiste peintre (mon grand-père, ma tante l’étaient aussi). Je me suis donc très naturellement orientée dès le Lycée vers des études artistiques. Attirée par les belles typographies et l’édition notamment j’ai rapidement choisi la voie du design graphique, après être passée furtivement en faculté d’Histoire de l’Art. Je suis ensuite partie m’aventurer une année au Canada et aux Etats-Unis. De retour en France, j’ai achevé mon parcours en stratégie de communication et ai travaillé en agence de communication. Mais ayant un tempérament plutôt indépendant, j’ai voulu rapidement travailler pour moi et je me suis donc lancée en tant que D.A Freelance tout en m’installant par la même occasion à Bordeaux il y a 6 ans. En parallèle j’ai toujours peint, dessiné. Oak Gallery est donc né tout aussi naturellement il y a 6 ans, comme un besoin de créer librement, sans contrainte.

Quel est ton premier souvenir artistique ?

J’avais 6 ans, et ma maman m’avait emmené avec elle faire un concours de peinture en extérieur un dimanche dans un joli petit village. Je m’ennuyais, elle m’a proposé de participer. Étonnamment j’ai gagné un prix, en peignant à l’aquarelle un lavoir et des cygnes dans l’eau. Après ça, pendant plus de 15 ans, on est parti elle et moi les dimanches sur les routes pour peindre. C’était vraiment des moments privilégiés, entourés de peintres, en pleine nature et c’est comme ça que j’ai appris à dessiner, à observer, comprendre la perspective, à expérimenter aussi.

Quels sont les univers qui t'inspirent aujourd’hui ? Et quels sont ceux qui ont fait partie de ton évolution en tant qu’artiste-peintre ?

J’aime toutes formes d’art mais je suis particulièrement sensible à la peinture. Les peintres, leurs vies, comprendre les courants, les touches, les lumières. J’ai une grande admiration depuis petite pour Nicolas de Staël. Sa vision, ses compositions franches, ses lumières chaudes ou froides, sa touche épaisse, son « abstraction figurative » me parlent complètement. Sa vie déchirée mais dévouée à la peinture et ses écrits sont tout aussi fascinants. Et puis un peu en marge des courants en vogue de l’époque, les aquarelles brutes et douces de Julius Bissier ou les compositions colorées et primitives d’Afro Basaldella me viennent souvent en tête. Mais je pourrais aussi évoquer les peintures et monotypes de Klee, les compositions de Morandi, la musicalité de Sonia Delaunay, de Tauber-Arp, le génie de Sargent, la liste est longue !
La nature tient également une place très centrale dans ma pratique et mon quotidien que ce soit en tant que sujet où comme lieu d’inspiration.

Peux-tu nous décrire l’univers dans lequel s’inscrit ta démarche artistique ? 

Je pense qu’il évolue au-fur et à mesure du temps, de ma pratique, des envies. C’est assez compliqué de décrire son propre univers, mais je me rends compte qu’il est souvent question de figuration suggérée, une sorte de figuration abstraite justement. Je m’efforce à chaque création d’épurer au maximum, de ne garder que l’essentiel tout en conservant une certaine plasticité, ôter toutes formes, lignes ou couleurs qui pourraient perturber une certaine lecture instinctive.

Quel est le ou les message(s) que tu souhaites véhiculer à travers tes créations aujourd’hui ?

Ce n’est pas un message mais plutôt des sensations du coup elles ne sont pas préméditées.

Je remarque, avec du recul, que je suis souvent dans des ambiances assez lunaires, nébuleuses, organiques, ou inversement assez ancrées ; on peut y percevoir des rues, des refuges, des paysages.

J’aime bien l’idée que l’on peut y voir une sorte d’apaisement, un équilibre peut-être fragile mais harmonieux.

 

 

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